INS: Ben Weider, President



Napoléon est il mort Empoisonné?

Par Ben Weider, CM, PhD

Avant-propos

de S.A.I. le Prince Napoléon

J'ai lu avec intérêt et sympathie cet ouvrage de M. Ben Weider qui bouscule beaucoup d'idées considérées comme acquises par l'histoire officielle.

Sans doute est-il bon que des pionniers formulent des hypothèses de travail nouvelles qui reviennent sur les idées reçues et permettent de pousser plus loin l'analyse historique, N'est-ce pas ainsi que progresse la science?

Chaque lecteur pourra se forger sa propre opinion sur le point de savoir si ces idées méritent d'être définitivement classées sur l'étagère des préjugés ou si elles tiennent bon face aux assauts des arguments de l'auteur.

Ce livre apporte bien des précisions troublantes sur les souffrances endurées par Napoléon à Sainte- Hélène et mérite d'être lu, par tous, avec la plus grande attention.

Merci, M. Ben Weider, pour la belle aventure que vous nous proposez.

"Napoléon a-t-il été assassiné et par qui? Question terrible qui se repose régulièrement et provoque à chaque fois de nouveaux débats."

C'est ainsi que Jacques Jourquin commence son éditorial de la revue n• 419 du Souvenir Napoléonien, avant d'interviewer Jacques Macé qui a participé aux recherches de René Maury pour le livre Albine, le dernier amour de Napoléon.

Dans cet ouvrage, l'auteur reprend la démonstration qu'avait faite mon ami suédois Sten Forshufvud, voici près de quarante ans pour prouver que ce n'est pas le cancer, mais le poison qui a tué l'Empereur.

Sten Forshufvud, en jetant son pavé dans la mare des idées reçues avait déclenché bien des coassements offusqués. Un historien, parmi les plus célèbres, avait tranché avec condescendance: "Napoléon est mort d'un cancer de l'estomac. La thèse de l'arsenic relève du roman policier."

Aujourd'hui tout a bien changé.

Ainsi, après avoir lu le manuscrit de mon livre NAPOLEON est-t-il mort empoisonné?, que je vous présente ici, Gérard Watelet et Charles Dupêchez, des Editions Pygmalion, m'écrivaient;

"Vous possédez une force de persuasion peu commune. Comment des preuves aussi flagrantes ont-elles pu échapper aux historiens? Merci cher Monsieur, d'avoir écit un livre qui devrait remettre définitivement en cause les idées acquises."

Déjà avant de connaître Forshufvud , il me paraissait impossible que Napoléon ait succombé à un cancer héréditaire de lestomac. Il était corpulent le 5 mai 1821 alors q'un malade portant ce cancer meurt toujours dans un état de maigreur squelettique. La lecture des Mémoires de Louis Marchand, publiés en 1955, a transformé ce doute en certitude. En effet, les malaises qu'il signale au fil des jours et des mois depuis le printemps 1816 jusqu'à sa mort, ne correspondent pas aux symptômes du cancer. Dès que j'ai eu connaissance de la parution du livre de Forshufvud, je me suis rendu en Suède pour le rencontrer.

Nous sommes devenus très vite d'excellents amis et avons convenu d'unir nos efforts pour faire éclater la vérité en réponse au vœu de l'Empereur qui avait souhaité que les causes de sa mort soit connues.

Après plusieurs années de concertations, d'étude des récits des témoins oculaires français et anglais, de recherches au cours desquelles nous avons obtenu le soutien actif d'un grand nombre de médecins, de toxicologues, d'historiens et des meilleurs spécialistes mondiaux de l'analyse par les moyens les plus modernes de la science nucléaire, nous avons publié ensemble, en anglais, Assasination at St-Helena (Mitchell Press, Canada, 1978) puis en 1981, The Murder of Napoleon qui a été traduit en 24 langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires. La traduction française de ce livre est Qui a tué Napoléon? (Robert Laffont, Paris, 1982).

Sten Forshufvud est décédé en 1985. Cependant. j'ai continué les recherches et c'est ainsi que la découverte de nouveaux éléments m'a amené à publier en 1995 Assasination at St-Helena revisited ( John Wiley & Sons, New York).

Tous ces livres ont peu à peu ébranlé la thèse du cancer héréditaire de l'estomac. De nombreux historiens, parmi les plus célèbres dans le monde, comme Don Horward aux Etats-Unis et David Chandler en Angleterre soutiennent maintenant l'empoisonnement. Même le docteur Philip Corso qui, au débat contradictoire organisé par la Napoleonic Society of America en septembre 1994 à Chicago, était le chef de l'équipe cancer, a reconnu son erreur et indique maintenant le calomel comme cause de la mort. Max Gallo, pour mettre un point final à son œuvre magistrale ne parle pas de cancer, Il écrit tout simplement:

"Il (Napoléon) doit avaler le calomel."

René Maury, qui appartenait à mon équipe à Chicago, en publiant Albine le dernier amour de Napoléon qui fait suite à l'assasinat de Napoléon

Apporte des éléments intéressants et défend la vérité, c'est à dire l'empoisonnement. Nos divergences se limitent seulement aux motivations qui animaient le coupable. Maury imagine (dixit Jacques Macé) que Montholon empoisonne par amour de Napoléon alors que je prouve qu'il agit sur ordre du comte d'Artois, futur Charles X, avec le soutien actif de Hudson Lowe qui, lui, obéit à Lord Bathurst. Nous reviendrons brièvement sur ce point à la fin de cet article.

 

Le procès du millénaire:

Napoléon est , sans conteste. l'homme le plus extraordinaire de tous les temps; il est aussi le plus célèbre du millénaire qui s'achève, du moins si la célébrité se mesure à la place occupée dans les médias. Ainsi deux exemples entre cent: Les encyclopédies Britannica et Americana lui consacrent dix fois plus d'espace qu'à leurs héros nationaux, la reine Victoria et George Washington.

En conséquence, il va de soi qu'un référendum organisé à l'échelle mondiale pour décider de la question Poison ou Cancer de l'estomac doive se présenter sous le titre Procès du millénaire.

Tous les lecteurs de Napoléon, est il mort empoisonné? (Pygmalion - Paris - Avril 1999) sont chaleureusement invités à participer a ce procès organisé par la Société Napoléonienne Internationale.

Pour y participer comme membre du jury , il suffit d'adresser le bulletin de vote joint au livre à Maître Piquet, huissier de justice, 23 rue Vaneau, 75007 Paris France , avant le 1 er décembre 1999. Les résultats seront publiés par voie de presse en janvier 2000.

L'ouvrage est la quintessence des quatre volumes publiés précédemment sur le sujet ( de 1961 à 1995), avec en plus des découvertes récentes sur le rôle actif tenu par les Anglais dans l'assassinat de l'Empereur. Il se présente sous la forme d'un dossier d'enquête judiciaire rédigé pour un procès criminel. Les accusés sont la Cour de France et le Cabinet de Londres. avec pour "sicaires " le comte de Montholon, compagnon d'exil de Napoléon et Hudson Lowe, gouverneur anglais de Sainte-Hélène.

Le lecteur suit Napoléon, pas à pas depuis l'Elysée (après Waterloo) jusqu'au retour des cendres, Il voit défiler à la barre les témoins oculaires que sont le général Lallemand, Las Cases père et fils, Marchand, les généraux Bertrand, Gourgaud et Montholon, Betsy Balcombe. les docteurs O'Meara et Antommarchi, le major Gorrequer, aide-de-camp d'Hudson Lowe, le lieutenant Basil Jackson, amant d'Albine de Montholon, c'est à dire celui par qui le scandale est arrivé et qui, du même coup, a permis d'ajouter quelques pièces précieuses, au puzzle d'ensemble. Puis il étudie les procès-verbaux d'autopsie des corps de Charles Bonaparte et de Napoléon et entend les constatations et réflexions d'éminents spécialistes médecins et toxicologues. Enfin les résultats détaillés des analyses de cheveux lui apportent l'information décisive qui lui permet de juger en son âme et conscience.

 

Droit de réponse

René Maury et Jacques Macé m'ayant légèrement égratigné dans les revues du Souvenir Napoléonien n• 419 et n• 421 je voudrais leur dire que je ne leur en veux pas le moindrement et au contraire que je les félicite pour leurs recherches. Les contradictions sont parfois sources de lumière; elles permettent d'atteindre la vérité c'est à dire le seul objectif valable quand il est question d'histoire.

C'est donc seulement dans le but de les aider à progresser que je veux faire deux remarques:

  1.  
  2. Ils récusent le fait que le comte de Montholon a agi sur ordre du roi de France ou de son frère le comte d'Artois par des arguments qui paraissent bien légers: Ainsi de J. Macé: "Montholon (à partir de 1823) effectue de nombreux voyages en Suisse et en Italie qui semblent en relation avec les complots bonapartistes…Le ministre de l'intérieur invite M. le Préfet de Police à mander M. de Montholon à son retour, à le faire représenter son passeport, à lui faire les reproches.. Cette affaire et d'autres du même accabit infirment radicalement la thèse de ceux qui veulent voir en Montholon, à Sainte-Hélène et après, un agent du comte d'Artois."

    Jacques Macé est peut-être un excellent fouineur comme nous le dit René Maury , mais il n'a certainement jamais dirigé un réseau de renseignements avec des agents infiltrés chez l'ennemi. Sinon , il saurait que pour accréditer "une taupe " il est utile de lui créer des ennuis apparente et que pour lui permettre de faire ses compte-rendus, il est nécessaire de le convoquer sous de fallacieux prétextes.

     

  3. Le chant de Moina

    Maury et Macé nous font tout un plat de ce livret anonyme publié en 1823. Ils l'attribuent à Albine de Montholon alors que tous les historiens sérieux savent que l'auteur en est Joseph Bonaparte comme nous le précise le baron de Méneval dans ses Mémoires:

    "Louis Bonaparte me présenta à son frère Joseph, revenu récemment de l'ambassade de Rome après les émeutes qui l'avaient obligé à quitter cette ville en décembre 1797….Joseph Bonaparte était dans ce temps occupé à écrire l'histoire de Moina, une ouevre de peu d'importance mais qui est intéressante en raison de la simplicité du sujet, de la gentilesse des sentiments exprimés et de la grâce du style."

    René Maury, ayant fait la connaissance de François de Montholon-Candé, nous fait savoir que le descendant en ligne directe de Charles Tristan de Montholon accepte la thèse de l'empoisonnement effectué par son aleul . Il prépare lui-même un ouvrage à ce sujet, à partir de documents retrouvés dans un grenier.

    En tout état de cause, il faut admettre que Charles de Montholon a réussi une mission difficile dans laquelle avaient échoué avant lui des généraux aussi célèbres que Georges Cadoudal et Jean-Charles Pichegru. Il faut aussi ajouter que sir Hudson Lowe avait reçu exactement la même mission d'abréger les jours de Napoléon , comme cela apparait nettement au cours de l'affaire Basil Jackson au début 1819. A partir de cette époque, les deux sicaires se sont reconnus et ont affiché leur complicité.

Lettre de S.A.R. le Prince Murat

Lettre du Souvenir Napoleonien, delegation de Normandie

 

LE PROCÈS DU MILLÉNAIRE

NAPOLÉON EST-IL MORT EMPOISONNÉ?

de Ben Weider

Editions Pygmalion - Paris- Avril 1999

 

Napoléon et, sans conteste, l'homme le plus extraordinaire de tous les temps; il est aussi le plus célèbre du millénaire qui s'achève, du moins si la célébrité se mesure à la place occupée dans les médias.

Est-il mort d'un cancer de l'estomac, comme l'ont affirmé la plupart des historiens, ou du poison? Le procès du millénaire, auquel vous êtes chaleureusement invité à participer comme membre d'un grand jury international, va répondre à cette question.

Après avoir suivi Napoléon, pas à pas, depuis Waterloo en juin 1815 jusqu'au Retour des Cendres en décembre 1840, entendu les témoins oculaires, Lallemand, Las Cases père et fils, Marchand, Bertrand, Gourgaud, Montholon, Betsy Balcombe, les docteurs O'Meara et Antommarchi, le major Gédéon Gorrequer aide-de-camp de l'infâme Hudson Lowe, Albine de Montholon et son amant le jeune play-boy anglais Basil Jackson, et quelques autres, vu les procès-verbaux d'autopsie des corps de Charles Bonaparte et de l'Empereur, étudié les analyses de cheveux effectuées par les moyens les plus modernes de la science nucléaire et du FBI, vous aurez tous les éléments pour juger en votre âme et conscience.

Un bulletin de vote est joint au livre.

 

Ben Weider
International Napoleonic Society

 


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