Military Subjects: Battles & Campaigns

 

 

Narrative of Brigade General Maransin on the Battle of Albuera

French Brigade General Jean Pierre Maransin commanded a brigade in the second division of the 5th Corps at Albuera.  He was grievously wounded at the battle, but surprised his doctors by surviving.  He wrote a narrative of the battle (referring to himself in the third person) some time after 1823 in order to correct problems he had with the description of the battle published by Edouard Lapene in that year.

Source:  

Undated Manuscript in Fonds Maransin, Musée Pyrénéen, Lourdes, France
Text reproduced in Jean Cambon, Jean Pierre Maransin, General de Division, Baron de l’Empire (Tarbes 1991), pp. 81-83. 

Bataille d’Albuera

"Observations adressées a Mon. le Capitaine Lapène pour la rectification de quelques erreurs et inexactitudes concernant le 5ème Corps qu’il a committer dans la relation de cette bataille qui se trouve dans l’ouvrage intitulé « Conquête de l’Andalousie".

Le passage de l’Albuera avait eu lieu avec toute la précipitation du courage impatient de combattre ; dans certains endroits la profondeur du gué et sur la rive opposée les difficultés de l’escarpement avaient retardé la marche du 5éme corps dont la tête continuait le mouvement dans une ligne parallèle à l’ordre de bataille de l’ennemi.

Les régiments reprenaient successivement à la course le même ordre pour la formation des sections, des pelotons et des divisions, ce mouvement fut prolongé sur le même direction, dans la vue de porter le 5éme corps vers la droite de la ligne ennemie et d’appuyer celui que faisait, pour la tourner, le corps de cavalerie commandé par le général Latour-Maubourg.

Arrive au point d’attaque, le 5éme corps change de direction par un mouvement de tête de colonne à droite ; la division Girard marche a l'ennemi en colonnes d’attaque, la 2eme division derrière a 150 pas de distance en colonne d’attaque par bataillon.

Pendant cette manœuvre stratégique pour aborder l’ennemi, une circonstance soudaine, qui peut avoir beaucoup influé sur le commencement de la bataille, nous mit pendant un quart d’heure hors d’état de faire un pas et, dans la nécessité de tourner le dos à la violence d’une avers dont l’intensité était augmentée par le vent le plus impétueux, soit que, favorisé par ce furieux ouragan, l’ennemi avait fait avancer ses lignes, soit qu’ à la faveur de quelques éléments de terrain son mouvement ait été dérobé au Generali Girard, la division qu’il commandait, surprise par le feu de la première ligne ennemie, ne riposta que par quelques coups de fusils ; elle ne tint pas dix minutes, le 40éme commença à lâcher pied, les autres régiments firent aussitôt demi-tour ; la précipitation, le désordre de cette retraite furent tels que les troupes de divers bataillons et régiments se trouvèrent mêlés.

Il était à craindre que, par le désordre de ce mouvement, la seconde division dont le général Maransin venait de prendre le commandement par suite de la blessure du général Pépin ne fut entraînée dans le passage de lignes ; il était non moins a craindre que, ce passage une fois effectue, sa résistance ne fut pas assez opiniâtre pour arrêter l’ennemi qui le poursuivait au pas de charge,

Déjà le général Maransin avait eu deux chevaux tues sous lui, heureusement pour l’honneur des armes françaises, il n’avait pas encore reçu le coup qui devait le frapper !  Place au centre de la ligne, il fit croiser le baïonnette en adressant aux carabiniers du 28eme d’infanterie légère qui était près de lui, une courte harangue qui retentit jusqu’aux deux extrémités, et fut couverte des acclamations, présages de la victoire.

La division Girard venait de s’écouler par les intervalles de 2eme division ; déjà l’ennemi était près d’aborder ; Maransin ordonne la charge et la dirige à la tête des carabiniers du 28eme d’infanterie légère.  Presque à bout pourtant la ligne ennemie s’arrête, fait demi-tour, reçoit notre feu et couvre de ces morts le champs de bataille.

La déroute des Anglais est complète et cette même ligne qui avait mis en déroute la division Girard dans un si grande désordre, sans éprouver le moindre résistance, est à son tour obligée de s’aller rallier derrière la seconde.

C’est contre la seconde ligne, sur l’arête d’une ondulation de terrain, et les baïonnettes touchant, que le général Maransin soutint avec la seconde division et principalement avec le 28eme d’infanterie légère à la tête duquel il avait marche le combat le plus vif, le plus opiniâtre et le plus meurtrier qu’il y ai peut-être eu dans le cours de la guerre.

C’est sur ce point, après avoir culbute la première ligne anglaise et force la seconde à rétrograder jusque la, que la balle que le sort lui destinait vint lui traverser le corps et mettre pour ainsi dire fin à la bataille.  .  .  . »

 

Placed on the Napoleon Series: September 2008

 

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