Military Subjects: Organization, Strategy & Tactics



REGLEMENT Concernant l’exercice et les Manœuvres de l’Infanterie

Du 1er août 1791

DE PAR LE ROI

Sa Majesté s’étant fait rendre compte des ordonnances et instructions provisoires précédem­ment rendues sur l'exercice et les manœuvres de l'infanterie , et voulant régler définitivement ce qui concerne ces objets, a ordonné et ordonne ce qui suit :

TITRE III.

Ecole de Peloton.

SIXIÈME  LEÇON.

ARTICLE  PREMIER.

Mettre des files en arrière et les faire rentrer en ligne.

224. Le peloton étant en marche, et supposé faire partie d'une colonne, la droite ou la gauche en tête, l'instructeur voulant faire mettre des files en arrière, en donnera l'ordre au chef de peloton, qui se retournera aussitôt face à son peloton, et commandera :

1.  Une file de droite (ou de gauche en arrière.)

2. MARCHE.

225. (PL. XIII, fig. 8.) Au commandement de marche , la première file de droite ou la première file de gauche du peloton marquera le pas, et les autres continueront à marcher en avant ; l’homme du [112] troisième rang de cette file se portera, aussitôt que le troisième rang du peloton l'aura dépassé, à gauche si c'est une file de droite , à droite di c'est une file de gauche, et se placent derrière la troisième file de ce côté ; l'homme du second rang se portera de même derrière la deuxième file, et celui du premier rang derrière la première file a l'instant où le troisième rang du peloton les dé­passera. Chaque homme se portera à la place qui lui est prescrite en avançant un peu l'épaule ex­térieure, ayant la plus grande attention à ne pas perdre de distance.

226. L'instructeur voulant faire rompre encore une file du même côté, et ayant donné l'ordre au chef de peloton, ce dernier fera les mêmes commandemens que ci-dessus.

227. (PL. XIII, fig. 9.) Au commandement de marche , du chef de peloton , la file déjà rompue avançant un peu l'épaule extérieure, gagnera l'espace d'une file à droite si ce sont des files de gauche, à gauche si ce sont des files de droite, en raccourcissant le pas , afin de faire place à la nouvelle file en avant d'elle ; la nouvelle file rompra de la même manière que la première.

228. L'instructeur pourra faire diminuer ainsi successivement le front du peloton de tel nombre de files qu'il voudra, en faisant toujours rompre de nouvelles files du même côté, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois files de front.

229.  Les serre-files se répartiront derrière ce qui reste de la troupe marchant de front.

230. Lorsque l'instructeur voudra faire rentrer des files en ligne, il en donnera l'ordre au chef de peloton qui commandera aussitôt :

1.  (Une file de droite) en ligne.

2.  MARCHE.

231. (PL. XIII, fig. 10.) Au commandement de marche , la première file de celles qui marchent par le flanc , rentrera vivement en ligne, et les files suivantes [113] gagneront en avançant l'épaule droite , l'espace d'une file à gauche, si c'est par la gauche qu'on a mis les files en arrière, ou gagneront en avançant l'épaule gauche , l’espace d'une file à droite , si c’est par la droite qu on a mis les files eu arrière.

232. Le chef de peloton faisant face à son pe­loton, veillera à l'observation des principes pres­crits.

233. (PL. XIII, fig. 11.) L'instructeur ayant ainsi fait rompre les files l'une après l'autre, et les ayant fait rentier en ligue de même, fera rompre deux ou trois files ensemble ; les files désignées marqueront le pas ; chaque rang avancera, à me­sure que le troisième rang du peloton l'aura dé­passé, un peu l'épaule extérieure, obliquera à-la fois et se placera derrière l'une des trois files voisines, comme si le mouvement s'étoit exécuté file par file, en observant de ne pas perdre de distance.

234. L'Instructeur ordonnera ensuite au chef de peloton de faire rentrer deux ou trois files à-la fois en ligne ; pour cet effet le chef de peloton commandera :

1. Trois premières files en ligne.

2. MARCHE.

235. (PL. XIII, fig.12.) Les files désignées se porteront vivement, et par le plus court chemin, en ligne.

236. Toutes les fois qu'on mettra des files en arrière, le guide qui est au flanc du peloton appuiera à droite ou à gauche, à mesure que le front diminuera, de manière à se trouver tou­jours à côté du premier homme de ceux qui mar­chent de front; il appuiera en sens contraire à mesure qu'on fera rentrer des files en ligne.

[114]

Observations relatives au mouvement de faire mettre des files en arrière et de les faire rentrer en ligne.

237. Il est de la plus grande importance, relativement à la conservation des distances dans les colonnes eu route composées de plusieurs bataillons, d'habituer les soldats dans les écoles de détail, à exécuter ces mouvemens avec une grande précision.

238. Si lorsqu'on fait rompre de nouvelles files elles n'allongeaient pas bien le pas en obliquant ; si lorsqu'on fait rentrer des files en ligne, elles ne s'y portaient pas vivement, elles arrêteraient dans l'un et l'autre pas les files suivantes, ce qui ferait perdre la distance, et occasionnerait par la l'allongement de la colonne.

239. L'instructeur se placera sur le flanc, du côté où ces mouvemens s'exécutent, pour s'as­surer de l'exacte observation des principes.

240. L'instructeur observera, qu'en faisant mettre successivement des files en arriéra. du même côté, on peut réduire le front à trois files, derrière lesquelles les files rompues pourront mar­cher en potence.

241. Mais si, au lieu de mettre des files en arrière d'un seul côté, on faisait rompre des files par les deux ailes à la fois, ce qui doit s'exécuter quelquefois , on ne pourrait plus alors réduire le front du peloton au-dessous de six files, puisqu'il en faudrait trois de chaque côté pour que les files rompues puissent marcher en potence derrière elles : si dans cet état de choses, le défaut d'es­pace obligeait à diminuer encore le front pour le réduire à cinq ou à quatre, ce que l'instructeur supposera quelquefois, il ferait rentrer en ligne [115] à la fois toutes les files qui sont en arrière du, côté oppose an guide, et rompre en même temps du côté du guide autant de nouvelles files, plus une ou deux, selon qu'il voudrait réduire le front à cinq ou à quatre, qu'il en aura fait rentrer en ligne du côté opposé ; ainsi, par exemple, dans une colonne la droite en tête, le peloton étant supposé de douze files, dont trois eu potence de chaque côté, le défaut d'espace obligeant à se réduire à cinq de front, l'instructeur fera rentrer en ligne les trois files de droite et rompre en même temps quatre nouvelles files à la fois à la gauche , ce qui réduira le front a cinq. Pour faciliter l'exécution de ce mouvement, il faut que les deux files qui ne doivent pas rompre, obliqnent fortement à gauche, afin que les trois files de droite qui sont censées longer le bord défilé, trouvent de la place pour rentrer en ligne.

ARTICLE  2.

Marcher en colonne au pas de route, et exécuter les divers

mouvements de file prescrits dans l'article précédent.

242. Le peloton étant de pied ferme, et supposé faire partie d'une colonne, le  mettre   en marche au pas de route, commandera :

1. Colonne en avant.

2. Guide à gauche (ou à droite).

3. pas de route.

4. MARCHE.

243. Au commandement de marche, répété par le chef de peloton, les trois rangs partiront ensemble, les deux derniers prendront en marchant environ trois pieds de distance du rang qui les précède respectivement ; ce qui étant exécuté, l’instructeur commandera :

5. L’arme = A VOLANTÉ.

244. A ce commandement, les soldats porteront l'arme a volonté, comme il a été prescrit dans l'Ecole du soldat, n°. 120, et ne seront plus tenus à marcher du même pied, ni à observer le silence : les files marcheront à l'aise ; mais on aura attention que les rangs ne se confondent jamais, que les hommes du premier rang ne dépassent jamais le guide qui est 'du côté de la direction, et que les deux derniers rangs conservent toujours environ trois pieds de distance du rang qui est immédiatement devant eux.

245. Si la colonne étant en marche au pas ca­dencé, l'instructeur voulait la faire marcher au pas de route, il commanderait :

1.  Pas de route.

2.  MARCHE.

246. Au commandement de marche, le premier rang continuerait à marcher le pas de deux pieds, les second et troisième rangs prendraient en mar­chant la distance d'environ trois pieds, qui doit les séparer respectivement du rang qui précède ; l'instructeur commanderait ensuite l’arme = A VOLANTÉ, ce qui s'exécuterait comme il vient d'être prescrit.

247. Le soldat étant en marche au pas de route, l'instructeur fera changer de direction sur le côté du guide et sur le côté opposé , ce qui s'exé­cutera sans commandement , et à l'avertissement seulement du chef de peloton ; le second et le troi­sième rangs viendront successivement tourner à la même place que le premier ; chaque rang se con­formera , quoiqu'au pas de route, aux principes qui ont été prescrits pour changer de direction à rangs serrés et au pas cadencé ; avec cette seule différence , que dans les changemens de direction [117] sur le côté opposé au guide , l'homme qui est au pivot fera le pas d'un pied, au lieu de la faire de six pouces, pour dégager le point de la conversion.

248. L'instructeur fera aussi exécuter les divers mouvemens de file prescrits dans l'article précédent, et de la même manière qui y est indiquée ; il fera quelquefois serrer les rangs, et à cet effet, le chef de peloton commandera :

1. Serrez vos rangs.

2. MARCHE.

249.  Au commandement de marche, le premier rang prendra le pas cadencé ; les deux derniers rangs, ainsi que les files qui sont en arrière, serreront vive­ment et prendront ensuite le pas cadencé ; les trois rangs prendront l'arme au bras.

250.  Lorsque le peloton marchant au pas de route arrêtera, les deux derniers rangs serreront au commandement HALTE, et les soldats porteront les armes ; il en seroit de même si le pe­loton marchait à rangs serrés, l'arme au bras. Ce principe est général, quel que soit le nombre des pelotons.

251. La vitesse du pas de route sera dans cette école, de 76 par minute, afin d'affermir de plus en plus les soldats dans ce mouvement de 76 ; mais dans l'école de bataillon, la vitesse du pas de route sera de 85 à 90, qui devra être habi­tuellement celle des colonnes en route, lorsque la nature du pays et des chemins le permettra.

ARTICLE 3.

Rompre et former le peloton.

Rompre le peloton.

252. Le peloton étant en marche au pas ca­dencé, et supposé faire partie d'une colonne qui [118] a la droite en tête, l'instructeur voulant faire rompre par section, en donnera l'ordre au chef de peloton, lequel commandera :

1. Rompez le peloton.

(PL. IX, fig. 1.) Et se portera aussitôt de­vant le centre de la première section.

253. Le chef de la seconde section, placé der­rière le Centre de sa section, se portera à ce com­mandement devant le centre de cette section, où étant arrivé, il commandera : Marquez le pas.

254. Le chef de peloton commandera ensuite :

3.  Marche.

255. La première section continuera à marcher droit devant elle, et le sous-officier de rempla­cement se portera ait flanc gauche de cette sec­tion, dès qu'elle aura déboîté, passant pour cet effet par-devant le premier rang.

256. Au commandement MARCHE du chef de peloton, la seconde section marquera le pas à l'avertissement du chef de cette section, et obliquera de même à droite, aussitôt que le troisième rang de la première l'aura dépassée.

257. Le guide de la deuxième section étant près d'arriver dans la direction de celui de la pre­mière, le chef de la seconde section fera le commandement en avant et celui MARCHE, à l'instant où le guide de sa section couvrira celui de la première.                                      

258. On rompra par section, la colonne avant la gauche en tête, par les moyens inverses, en appliquant à la première section tout ce qui a été prescrit pour la deuxième section, et réciproque­ment.

259. Dans cette supposition de la gauche en tête, le guide de gauche du peloton se portera au flanc droit de la deuxième section des qu’elle aura [119] déboîté ; le sous-officier de remplacement placé au flanc droit de la première section, y restera.

Former le peloton.

260. La colonne étant, en marche par section ; la droite en tête, l'instructeur voulant l'aire for­mer le peloton, en donnera l'ordre au chef de peloton, lequel commandera :

1. Formez le peloton.

261. (PL. IX, fig. 2.) Le chef de peloton ayant fait, ce commandement, préviendra la première section qu'elle devra obliquer à droite.

262. Le chef de la seconde section la préviendra qu'elle devra continuer à marcher droit devant elle.

263. Le chef de peloton commandera ensuite:

2. MARCHE.

264. A ce commandement, répété par le chef de la seconde section, la première obliquera à droite pour démasquer la deuxième, et le sous-officier de rem­placement placé au flanc gauche de celle section, se portera un flanc droit, passant pour cet effet par-devant le premier rang.

265.  Lorsque la première section sera près de démasquer la deuxième, le chef de peloton fera le commandement en avant et celui de MARCHE, à l'instant où sa section aura achevé de démasquer la deuxième.

266. La deuxième section continuera pendant ce temps à marcher droit en avant au même pas, et la première, après l'avoir démasquée, mar­quera le pas pour attendre la deuxième, à laquelle elle se réunira.

267.  On formera le peloton dans une colonne ayant la gauche en tête, par les moyens in­verses, en appliquant à la deuxième section tout [120] ce qui a été prescrit pour la première, et réciproquement.

268. Le guide de la deuxième section , placé au flanc droit de cette section, se portera au flanc gauche dès qu'elle commencera à obliquer ; le guide de la première , placé au flanc droit de cette section , y restera.

269. L'instructeur exercera ensuite le peloton. à se rompre et à se réformer au pas de route, ce qui s'exécutera par les mêmes commandement et les mêmes moyens qu'au pas cadencé, avec cette seule différence , que dans la section qui devra obliquer, chaque homme fera un demi à-droite ou un demi à-gauche , au lieu de maintenir ses épaules carrément en ligne , comme il a été prescrit de le faire en obliquant au pas cadencé.

270. L'instructeur fera aussi quelquefois rompre et former le peloton à son commandement ; il fera alors ceux qui ont été prescrits ci-dessus pour le chef de peloton.

Observations relatives au mouvement de rompre et former de peloton.

271. En rompant et en formant le peloton, il est nécessaire que les sections allongent bien le pas en obliquant, pour éviter de perdre du terrain, et pour ne pas arrêter la marche de la subdivision suivante.

272. Si en rompant le peloton, la section qui doit rompre marquait le pas trop longtemps, elle pourrait arrêter la marche du peloton suivant, ce qui ferait allonger la colonne.

273. Si en rompant ou en formant le peloton, les sections obliquaient trop longtemps, elles seraient obligées d'obliquer ensuite en sens con­traire pour réparer cette faute, et par-là le pe­loton suivant pourront se trouver arrêté dans sa marche.

[121]

274. Lorsque dans une colonne de plusieurs pelotons on rompra les pelotons successivement, il est de la plus grande importance que chaque peloton continue à marcher le même pas, sans le raccourcir ni le ralentir, pendant que celui qui le précède rompra, quand même il seroit obligé de serrer entièrement sur ce dernier : cette attention est indispensable pour prévenir l'allongement de la colonne.

275. Des fautes peu sensibles dans une colonne d'un petit nombre de pelotons, auraient des inconvéniens graves dans une colonne de plusieurs bataillons ; ainsi l'instructeur doit veiller avec le plus grand soin à l'observation des principes prescrits ; et pour cet effet, il se placera sur le, flanc du côté de la direction, d'où il pourra le mieux apercevoir tous les mouvements.

ARTICLE 4.

Contre-marche.

276. Le peloton étant de pied ferme, et supposé faire partie d'une colonne, la droite en tête, l'instructeur voulant lui foira exécuter la contre-marche, commandera :

(PL. IX, fig. 3.)

1. Contre-marche.

2. Peloton par le flanc droit.

3. A DROITE.

4. Par file à gauche.

5. MARCHE.

277. Au troisième commandement, le peloton fera à droite ; le chef de peloton se portera à côté du guide de droite, et le guide de gauche fera demi-tour a droite.                             

278. Au commandement de marche , le guide de gauche ne bougera pas , le peloton partira vivement ; la première file conduite par le chef de peloton  [122] exécutera une demi-conversion à gauche, et se dirigera ensuite en passant devant le premier rang, de manière à arriver à deux pas en arrière du guide de gauche qui n'aura pas suivi le mou­vement du peloton ; chaque file viendra converser successivement à la même place que la première , et par les mêmes principes. La première file étant arrivée à hauteur du guide de gauche, le chef de peloton commandera :

1. Peloton.

2. HALTE.

3. FRONT.

4. A droite = ALIGNEMENT.

279. Le premier commandement se fera à deux pas du point où le peloton devra arrêtera.

280. Au deuxième, le peloton arrêtera.

281. Au troisième, le peloton fera face par la premier rang.

282. Au quatrième, le peloton se portera sur l'ali­gnement indiqué par la position du guide de gauche ; l’homme de droite du premier rang se placera à la gauche et à côté de lui ; le chef de peloton ce placera en dehors de ce guide , à environ deux pas de distance , et dirigera l'alignement ; ce qui étant achevé, il commandera FIXE , et se portera devant le centre de son peloton ; le  sous-officier de remplacement se placera alors à la droite du premier rang , et le guide de gauche qui s'y trouvait, se portera à la gauche du même rang.

283. Dans une colonne, la gauche en tête, la contre-marche s'exécutera par les commandemens et moyens inverses, mais d'après les mêmes principes ; ainsi le mouvement se fera par le flanc droit des subdivisions si la droite est en tête, par le flanc gauche si la gauche est en tête, passant toujours devant le 1er rang.

[123]

284. Enfin, si la colonne étoit formée par sec­tion, la contre-marche s'exécuterait par les mêmes commandemens, et de la même manière que dans une colonne par peloton.

ARTICLE 5.

Étant en colonne par section, se former sur la droite oit sur la gauche en bataille

285. La colonne étant en marche par section, la droite en tête, l'instructeur voulant la former sur la droite en bataille, commandera :

1. Sur la droite en bataille.

2. Guide à droite.

286. Au second commandement, le guide de section se portera légèrement sur le flanc droit de sa section, et les soldats prendront le tact des coudes à droite ; la colonne continuera à marcher droit devant elle.

287.  L'instructeur ayant fait son second com­mandement, se portera légèrement au point où il voudra appuyer la droite du peloton en bataille, et s'y placera face au point de direction de gauche qu'il choisira.

288. La ligne de bataille devra être telle que chaque section, après avoir tourné à droite ait au moins quatre pas à faire pour y arriver.

289. La tête de la colonne étant près d’arriver à hauteur de l’instructeur placé au point d’appui, le chef de la première section, commandera :

Tournez à Droite.

290. Et lorsqu'elle sera vis-à-vis l’instructeur, le chef de section commandera :

MARCHE.

291. Au commandement marche, la première section tournera à droite, en se conformant à ce qui [124] a été prescrit dans l'Ecole du soldat n°. 270, et se portera ensuite en avant ; le guide se dirigera de manière que l'homme du premier rang, placé à côté de lui, arrive vis-à-vis l'instructeur ; le chef de peloton marchera à deux pas devant le centre de la première section, et lorsqu'elle sera arrivée à hauteur de l'instructeur, il commandera :

1. Section.

2. HALTE.

292. Au commandement de halte, la section arrêtera ; le guide se portera aussitôt sur la ligne de ba­taille, vis-à-vis l'une des trois files de gauche de sa section, et fera face à l'instructeur qui l'alignera sur le point de direction de gauche ; le chef de peloton se portera en même temps au point où devra s'appuyer la droite du peloton, et com­mandera :

A droite = ALIGNEMENT.

A ce commandement, la première section s'a­lignera.

294. La deuxième section continuera à marcher droit devant elle, jusqu'à ce qu'elle arrive vis-à-vis le flanc gauche de la première ; alors elle tournera à droite au commandement de son chef, et se portera ensuite vers la ligne de bataille, le guide se dirigeant sur la file de gauche de la première section.

295. La deuxième section étant arrivée à deux pas de la ligne de bataille, sera arrêtée par son chef, par les commandemens prescrits pour la première ; à l'instant où elle arrêtera, le guide se portera légèrement sur la direction face au guide de la première section, et y sera assure par l’instructeur ; il observera de se placer vis-à-vis l’une des trois files de gauche de la section.

296. Le chef de la deuxième section voyant son guide établi sur la ligne de bataille, commandera :

A droite = ALIGNEMENT.

[125]

297. Le chef de la seconde section ayant fait Se commandement, se portera en serre-file ; la seconde section se portera sur l'alignement de la première.

298. L'homme de chaque section qui correspond au guide de sa section, appuiera toujours sa poitrine légèrement contre le bras de ce guide, à l'instant où la section se portera sur l'alignement.

299. L'instructeur voyant le peloton en ba­taille, commandera :

Guides =A VOS PLACES.

300. A ce commandement, le sous-officier de remplacement se portera derrière le chef de peloton ; le guide de la seconde section se portera en serre-file.

301. Une colonne par section, la gauche en tête, se formera sur la gauche en bataille, d'a­près les mêmes principes ; l'instructeur comman­dera:

1. Sur la gauche en bataille.

2. Guide à gauche.

302. Au second commandement, le guide de chaque section se portera légèrement sur le flanc gauche de sa  section ; les soldats prendront le tact des coudes à gauche ; la colonne continuera à marcher droit devant elle.

303.  L'instructeur ayant fait son second com­mandement, se portera légèrement au point où il voudra appuyer le flanc gauche du peloton en bataille, et s'y placera face au point de direction de droite qu'il choisira.

304. L'instructeur observera de se placer de manière que chaque section, après avoir tourné pour se porter sur la ligne de bataille, ait au moins quatre pas à faire pour arriver sur cette ligne.

[126]

305. La tête de la colonne étant près d'arriver vis-à-vis l'instructeur placé au point d'appui, le chef de la seconde section commandera:

Tournez à gauche.

Et lorsqu elle sera arrivée vis-à-vis de l'instruc­teur, le chef de section commandera:

MARCHE.

306. Au commandement marche, la seconde section tournera à gauche en se conformant à ce qui a été prescrit dans l'Ecole du soldat, no. 270, et se portera ensuite droit en avant ; le guide se dirigera de manière que l'homme du premier rang placé à côté de lui, arrive vis-à-vis l'instructeur ; le chef de section marchera devant le centre de sa section, et lorsque la deuxième, section sera arrivée à hau­teur de l'instructeur, son chef commandera :

Section.

HALTE.

307. Au commandement de halte, la seconde sec­tion s'arrêtera ; le guide se portera aussitôt sur la ligne de bataille vis-à-vis l’une des trois files de droite de sa section, et fera face à l'instructeur, qui l'alignera sur le point de direction de droite ; le chef de la seconde section se portera en même temps au point où devra s'appuyer la gauche du peloton, et commandera :

A gauche= ALIGNEMENT.

308. A ce commandement, la seconde section s'alignera ; l’homme du premier rang qui correspond au guide, appuiera légèrement sa poitrine contre le bras gauche de ce guide, et le chef de la seconde section en dirigera l'alignement sur cet homme.

309. La première section continuera à marcher droit devant elle, jusqu'à ce qu'elle soit arrivée À hauteur du flanc droit de la seconde ; alors elle tournera à gauche au commandement de son chef, [127] se portera ensuite en avant ; le guide se dirigera sur la file de droite de la seconde section.

310. La première section étant arrivée à deux pas de la ligne de bataille, sera arrêtée par son chef, par les commandemens prescrits pour la seconde ; à l'instant où elle arrêtera, le guide se portera légèrement sur la direction, face au guide de la seconde section, et y sera assurée par l’instructeur ; il observera de se placer vis-à-vis l'une, des trois files de droite de sa section. Le chef de peloton se portera en même temps à la gauche du peloton, à la place du chef de la seconde sec­tion qui se portera en serre-file.

311. Le chef de peloton s'étant placé à la gauche de son peloton, commandera aussitôt :

A gauche = ALIGNEMENT.

312. A ce commandement, la première section se portera sur la ligne, le chef de peloton en dirigera l'alignement sur l'homme de droite qui correspond au guide de cette section.

313. L'instructeur voyant le peloton en ba­taille, commandera :

Guides = A VOS PLACES

314. A ce commandement, le chef de peloton se portera à la droite de son peloton, le sous-officier de remplacement se portera derrière lui au troisième rang, et le guide de la secondé section se portera en serre-file.

Observations générales relatives à l’Ecole du peloton.

315. L'instructeur fera apurent prendre l'arme au bras dans l'exécution des quatre dernières le­çons, et habituera les soldats à marcher ainsi avec la même régularité et précision que s’ils port oient l'arme, ce, qui est un grand moyen de leur épargner de la fatigue, et d'empêcher qu'ils, ne se [128] négligent sur le port d’armes, qui doit être toujours régulier. Lorsque le soldat portera l’arme au bras en marchant, il lui sera permis de laisser la main droite à la poignée du fusil, ou de la laisser tomber sur le côté, selon qu’il y trouvera plus d'aisance.

316. Le soldat pourra de même, au pas de route, porter son arme de la manière qu'il trou­vera la plus commode, ayant seulement attention que le bout du fusil soit assez élevé pour prévenir les accidents.

317. Lorsque les compagnies devront être exer­cées en détail à l’école du peloton , le comman­dant du régiment ou celui du bataillon, si c’est un seul bataillon , indiquera la leçon ou les leçons qu'elles devront exécuter, et donnera tou­jours par un roulement le signal pour commencer toutes ensemble. A mesure que les compagnies achèveront chaque leçon, elles reposeront sur les armes ; et lorsque le commandant du régiment ou du bataillon voudra faire recommencer, il fera battre de nouveau un roulement.

INSTRUCTION POUR TIRER À LA CIBLÉ.

L’IMPORTANCE dont il est d'apprendre aux soldats à tirer avec justesse, est généralement re­connue.

Pour remplir cet objet essentiel de leur ins­truction, on emploiera les moyens suivans.

On fera faire une on plusieurs cibles par ba­taillon ; la cible aura cinq pieds et demi de haut, et ving-un pouces de large : le milieu sera marqué par une bande de couleur tranchante de trois pouces de large, tracée horizontalement ; l'extré­mité supérieure sera marquée par une bande sem­blable. [129]

Les soldats seront exercés à tirer à ce but, d'abord à 50 toises, ensuite à 100 toises, et finalement à 150.

A 50 ainsi qu'à 100 toises, les soldats viseront à la bande inférieure ; à 150 toises, ils viseront à la bande supérieure : ou les fera tirer nomme par homme, d’abord sans commandement, et ensuite au commandement lorsqu'ils auront appris à ajuster avec précision.

On leur recommandera de bien appuyer la crosse contre l'épaule droite dans la position de joue, de bien soutenir l’arme de la main gauche, et d'aligner promptement la culasse , et le bout du canon sur la bande à laquelle ils devront viser : on leur fera quelquefois le commandement de redressez =  VOS ARMES après celui de JOUE , afin qu'ils acquièrent de la facilité à tomber en joue dans la direction du but , et à ajuster promptement.

On leur recommandera aussi d'appuyer avec force le premier doigt sur la détente au commandement feu, sans remuer la tête, ni déranger le moins du monde la direction dé l'arme ; et pour mieux faire observer ces principes essentiels, on fera rester les hommes dans la position de joue après avoir tiré, et jusqu'au commandement de chargez.

Tous les caporaux, grenadiers et fusiliers pas­seront chaque année à cette école, et on y affectera la majeure partie des munitions destinées aux exercices. On notera dans chaque compagnie les meilleurs tireurs.

Les recrues de chaque année seront instruits avec un soin particulier à tirera la cible, après qu'ils auront été exercés à tirer en blanc et à poudre.

On aura soin de faire ramasser les balles que l'on pourra retrouver, afin de les refondre.

[130]

MANIEMENT DE L’ARME DES SOUS-OFFICIERS.

Les sous-officiers de grenadiers et de fusiliers auront toujours, ainsi que la troupe, la bayonnette au bout du fusil.

Les sous-officiers de remplacement, et de serre-file, ainsi que ceux attaches à la garde du dra­peau porteront l'arme, ainsi qu'il va être prescrit :

Port de l’arme.

L'arme dans le bras droit et au défaut de l'é­paule, le canon en arrière et d'aplomb, la baguette en dehors, le bras droit presque alongé, la main droite embrassant le chien et la sous-garde, la crosse à plat le long de la cuisse droite, la main gauche pendante sur le côté derrière le sabre.

Présentez = VOS ARMES.

Un temps et deux mouvemens.

Premier mouvement.

Porter l’arme avec la main droite d'aplomb vis-à-vis l'œil gauche, la baguette en avant, le chien à hauteur du dernier bouton de la veste, em­poigner en même temps l'arme brusquement avec la main gauche, le petit doigt de cette main contre le ressort de la batterie, le pouce alongé le long du canon contre la monture, l'avant-bras gauche collé au corps sans être gêné , rester face en tête sans bouger les pieds.

Deuxième mouvement.

Empoigner l'arme de la main droite au-dessous et contre la sous-garde, comme les soldats.

Portez = VOS ARMES.

Un temps et deux mouvemens.

[131]

Premier mouvement.

Glisser la main gauche jusqu'à là hauteur de l'épaule, et porter avec cette main l'arme d'a­plomb contre l'épaule droite ; empoigner avec la main droite le chien et la sous-garde, le bras droit presque alongé.

Second mouvement.

Laisser tomber la main gauche pendante derrière le sabre.

Reposez-vous = SUR VOS ARMES.

Un temps et deux mouvemens.

Premier mouvement.

Porter brusquement la main gauche à la capucine du milieu, détacher un peu l'arme de l'é­paule avec la main droite, lâcher en même temps la main droite , descendre l'arme de la main gauche, la ressaisir avec la main droite au-dessus de la première capucine d'en bas, le pouce droit sur le canon pour l'empoigner, les quatre doigts allongés sur le bois , l'arme d'aplomb , la crosse à trois pouces de terre, le talon de la crosse di­rigé sur le côté de la pointe du pied droit , et laisser tomber la main gauche derrière le sabre.

Second mouvement.

Laisser glisser l'arme dans la main droite, en ouvrant un peu les doigts, de manière que les talon de la crosse se place à côté et contre la pointe du pied droit.

Vos armes = A  TERRE.

Comme le soldat.

Relevez = VOS ARMES.

Comme le soldat.

[132]

Portez = VOS ARMES.

Un temps et deux mouvemens.

Premier mouvement

Elever l'arme perpendiculairement avec la main droite à hauteur du teton droite, vis-à-vis de l’épaule, à deux pouces du corps, le coude droit y restant joint ; saisir l'arme de la main gauche au-dessous de la main droite, à la première ca­pucine, et aussitôt descendre la main droite pour empoigner la sous-garde et le chien en appuyant l'arme à l'épaule.

Second mouvement.

Laisser tomber la main gauche pendante der­rière le sabre, le bras droit presque alongé.

L’arme = AU BRAS.

Un temps et trois mouvemens.

Premier mouvement.

Porter l'arme en avant avec la main droite entre les deux yeux et d'aplomb, la baguette en dehors ; saisir l'arme de la main gauche à la pre­mière capucine d'en bas, la relever à hauteur du menton, et empoigner en même temps l'arme de la main droite à quatre pouces au-dessous de la platine.

Second mouvement.

Retourner l'arme avec la main droite , le ca­non en dehors , l'appuyer à l’épaule gauche, et passer l'avant-bras gauche horizontalement sur la poitrine, entre la main droite et le chien qui sera appuyé sur l’avant-bras gauche , la main gauche sur le teton droit.

Troisième mouvement.

Laisser tomber la main droite pendante sur le côté.

Ecole de Peloton, VIe. Leçon,   [133]

Portez = VOS ARMES.

Un temps et trois mouvemens.

Premier mouvement.

Empoigner l'arme avec la main droite au-des­sous et contre l'avant-bras gauche.

Second mouvement.

Porter, l'arme avec la main droite, d'aplomb contre l'épaule droite, la baguette en avant, la saisir avec la main gauche à hauteur de l'épaule droite , tourner en même temps la main droite pour empoigner la sous-garde et le chien , le bras presque alongé.

Troisième mouvement.

Laisser tomber la main gauche pendante der­rière le sabre.

Maniement du fusil des caporaux.

Lorsque les caporaux seront dans le rang, ils porteront l'arme comme le soldat ; mais s'ils doi­vent être en serre-file, ou s'ils doivent marcher à la tête d'une troupe ou d'une pose de sentinelles, ils porteront le fusil dans le bras droit comme les sergens, ce qui s'exécutera de la manière sui­vante.

Portez l’arme =  COMME SERGENT.

Un temps et trois mouvemens.

Premier mouvement.

Empoigner l'arme avec la main droite en tour­nant la platine en dessus, comme au premier mou­vement de présentez = VOS ARMES.

Second mouvement.

Porter l'aune d'aplomb avec la main droite contre l'épaule droite, la baguette en dehors, le [134] bras droit presque allongé, la main droite empoi­gnant le chien et la sous-garde ; saisir l'arme avec là main gauche à hauteur de l'épaule.

Troisième mouvement.

Laisser tomber la main gauche pendante der­rière le sabre.

Portez l’arme = COMME  SOLDAT.

Un temps et trois mouvemens.

Premier mouvement.

Détacher l'arme de l'épaule droite, la portée d'aplomb entre les deux yeux ; la saisir avec la main gauche à hauteur de la cravatte, prendre avec la main droite l'arme à la poignée, la fixant à hauteur du dernier bouton delà veste, la ba­guette en avant.

Second mouvement.

Elever l'arme avec la main droite , le pouce alongé le long de la contre-platine , tourner le canon en dehors , placer l'arme contre l'épaule gauche, descendre en même temps la main gauche sous la crosse.

Troisième mouvement.

Laisser tomber la main droite sur le côté.

Maniement de l'épée des officiers.

Port de l'épée dans le rang.

La poignée dans la main droite qui sera placée à hauteur et contre la hanche droite, la lame appuyée à l'épaule.

Port de l’épée hors du rang.

La poignée dans la main droite qui sera placée en avant de la hanche droite, la lame dans la main gauche, la pointe dépassant de quatre doigte [135] le pouce de la main gauche qui sera alongé sur la lame, le coude gauche plié, l'avant-bras un peu en avant, la main gauche vis-à-vis et à quatre pouces plus bas que l'épaule gauche.

Reposez-vous  =  SUR VOS ARMES.

Renverser la main et la poignée, les ongles en dessus, le bras droit tendu, la pointe de la lame un peu en avant, et à deux pouces de terre.

Salut de l’épée, soit dans le rang, soit en marchant.

Quatre temps.

Un . . . . . Elever l'épée perpendiculairement la pointe en haut, la lame plate vis-à-vis

     l'œil droit, la garde à hauteur du téton droit, le couda appuyé au corps.

Deux . . . Baisser brusquement la lame en étendant le bras, de manière que la main

    droite soit placée à côté de la cuisse droite, et rester dans cette position

    jusqu'à ce que la per­sonne qu'on aura saluée soit dépassée de deux pas.

Trois . . . Relever l'épée brusquement, la tenant comme au premier temps ci-dessus.

Quatre .  Porter   l'épée à l'épaule droite, ou bien abaisser la lame dans la main gauche.

Salut du drapeau.

Dans le rang, les portes-drapeaux porteront toujours le drapeau le talon à la hanche droite, soit de pied ferme, soit en marchant ; et lorsque les drapeaux devront rendre des honneurs, les porte-drapeaux salueront, de la manière suivante.

La personne qu'on devra saluer élan! éloi­gnée de six pas, baisser doucement la lance jus­qu'à six pouces de terre en restant face en tète, sans que le talon du drapeau quitte la hanche ; [136] relever doucement la lance lorsque la personne qu'on aura saluée sera dépassée de deux pas.

Instruction pour le tambour-major.

La place des tambours en bataille a été déter­minée dans le titre 1er

En colonne de manoeuvre, les tambours mar­cheront à hauteur du cinquième peloton de leur bataillon, du côté opposé au guide.

Dans la colonne en route, ainsi que dans le passage du défilé en avant et en retraite, ils mar­cheront à la tête de leurs bataillons respectifs, dans les intervalles.

Signaux du tambour-major pour les différentes batteries.

1°. La générale . . . .  Etendre le bras droit , empoigner la canne au milieu , et élever la

                                    pomme à hauteur de la cravatte.

2°. L'assemblée . . .   Etendre le bras, élever la canne à-peu-près d'un pied de terre en mettant le pouce sur la pomme.

3°. Le rappel . . . . . . Mettre la canne sur l'épaule droite, le bout en arrière.

4°. Aux drapeaux . . Elever le bras, tourner le poi­gnet en-dedans, de façon que la canne croise horizontalement devant soi à hauteur de la cravatte.

5°. Aux champs . . .  Elever la canne perpendiculaire­ment, le bout en haut, le bras étendu à hauteur de l'épaula droite.

6°. Le pas accéléré.   Porter la canne directement de­vant soi, le bout en avant, te bras étendu.

7°. La retraite . . . . .  Passer la canne croisée derrière le dos

8°. La messe . . . . . . Porter la pomme de la canne sur l'épaule droite.

[137]

9°. La berloque . . . . Prendre la canne par le cordon, et étendre le bras à hauteur de l'épaule.

10°. Aux armes . . . . Porter la canne sur l'épaule gauche le bout en arrière.

Signaux pour les évolutions des Tambours.

1°. Pour faire marcher par le flanc droit, prendra la canne par le milieu et étendre le bras à droite.

2°. Pour faire marcher par le flanc gauche, faire le même signal en étendant le bras à gauche.

3°. Pour faire rompre le peloton, laisser tomber le bout de la canne dans la main gauche a hauteur des yeux.

4°. Pour former le peloton, laisser tomber la pomme de la canne dans la main gauche à hauteur des yeux.

5°. Pour faire changer de direction, se tourner à de­mi vers les tambours, et leur indiquer par un mouvement de sa canne de quel côté ils devront tourner.

6°. Pour faire marcher, obliquement à droite , étendra le bras droit à hauteur de l'épaule, tenir la canne de biais , et en empoigner le bout de la main gauche à hauteur de la hanche.

7°. Pour faire marcher obliquement à gauche, faire le signal inverse; la pomme de la canne indiquera toujours le côté vers lequel on devra obliquer.

Poser la caisse à terre.

Trois mouvemens.

1°. Remettre les baguettes. . Empoigner la canne au-dessous de la pomme, l’élever à hauteur des yeux en étendant le bras en avant.

2°. Défaire la caisse . . . . . . . Rapprocher la pomme contre la poitrine.

3°. Poser la caisse à terre. . Comme pour remettre baguettes.

1°. Relever la caisse . . . . . . Faire les mêmes signaux avec la canne que pour remettre

2°. Rattacher la caisse.         Les baguettes, pour défaire la caisse,

3°. Tirer les baguettes.         et pour la poser à terre.

 

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