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L'Acquisition du ChÂteau de Chokier

Après la chute de l'Empire, le Général Loison fut mis à la retraite par la Restauration avec la rente de six mille francs, à partir du 15 novembre 1815.

Comme beaucoup de ses compatriotes il rejoignit, une première fois, les Bourbons puisque dès le 27 juillet 1814, Louis XVIII, le nomma Chevalier de Saint Louis. Sa conduite aux Cent jours puis, la seconde Abdication de Napoléon le' mirent dans une situation ambiguë C'est sans doute, une des raisons, pour laquelle il ne retourna pas au pays de ses aïeux. De plus, la rivière Loison avait beau couler près de Damvillers, elle ne parviendrait pas à effacer l'opprobre de la destruction de l'abbaye toute proche, d'Orval.

Ayant séjourné pendant quelques années à Liège, il s'y fit quelques amis et semble qu'il garda un bon souvenir des Liégeois. Depuis longtemps, le Comte Loison, au gré de ses nombreux passages, au pieddu nid d'aigle, le Château de Chokier, rêvait, d'en être " le propriétaire".

Construction presque inaccessible, son achat ne l'était point à ses deniers. Il avait, évidemment, acquis une fortune considérable. Les actes de l'enregistrement de Bar-le-Duc font mention, pour le seul ressort de ce bureau, de créances d'un montant de 110.000 francs. Il détenait, en l'an XIV, la 21e fortune de la Meuse et acquittait, annuellement, 1.365 francs de contributions. C'est l'un des rares notables que l'on retrouve sur toutes les listes, celle des "trente" celle des "soixante" et celle de 1813.(Sources: Grands notables de la Meuse-Michel Maigret -CNRS-1984.p.170.)

Il chargea donc, le notaire Boulanger, son ami de longue date, de s'occuper activement, de cette affaire. Loison lui était sans doute, reconnaissant d'avoir fait traîner le litige qui l'avait opposé, en son temps, au Sénateur Monge, dans l'échange éventuel, du château de Flémalle-Grande, avec celui de Seraing.

Le Comte Loison s'intéressa probablement, à l'Histoire de la Seigneurie de Chokier. N'est-il, dès lors, pas opportun de s'y attarder un peu?

Pour peu que cela puisse vous intéresser, j'inviterai bien volontiers au lecteur de se reporter au site consacré au

"CHÂTEAU DE CHOKIER"
http://users.skynet.be/bs133867

Dès, son installation à Liège, devenu depuis peu, les Pays-Bas, le Comte Loison adhéra, à la Société Libre d'Émulation. Définitivement constituée, la Société organisa un système de ballottage. Les nouveaux candidats devaient être agréés par les Administrateurs en service et par un Comité Spécial d'Election. Loison fut inscrit, Comte, Lieutenant-Général, en 1816.

Sources communiquées par Madame Anne-Françoise Lemaire, Directrice de la Société d' Émulation, actuellement dans ses locaux d'activités: rue Charles Magnette, 9, à Liège. (1.992).

Le Comte Louis-Henri Loison, après avoir participé activement à l'épopée des cent jours et mis à la retraite, le 15 novembre 1815, espérait, vraisemblablement vivre, dans son château de Chokier, récemment acquis, une vie aristocratique.

Il n'eut pas cette chance car, s'il avait traversé indemne, les vingt-cinq années de guerres révolutionnaires et impériales, à part un ridicule accident de chasse où, on dut l'amputer du bras gauche, les nombreux incidents survenus à l'Empereur et à ses favoris, minèrent son moral.

L'inactivité, d'une part, son infirmité de l'autre altérèrent sa santé à un tel point, qu'il décéda, le 30 décembre 1816 alors, qu'il venait à peine d'avoir 45 ans.

Décédé, inopinément, chez son Officier Payeur et ami, celui-ci en compagnie d'un autre ami, l'Avocat Emonts. Ce dernier alla déclarer son décès.

Peu après la mort du Général, sa dépouille mortelle fut inhumée au château de Chokier, depuis peu sa propriété.

La famille lui fit ériger un monument créé par le Sculpteur-graveur Jean-Jacques Flatters.

Sa fille, Françoise-Marie-Louise, mariée avec le Baron, Alexandre-Nicolas de Serdobin, Officier au service du Tsar, héritait d'une immense fortune, autant en France qu'en Belgique alors, dénommée: Pays-Bas. De ce mariage naquirent trois enfants: Louise-Henriette-Alexandrine, née à Chokier, le 17 juin 1817, Alexis-Boris, né à Chokier, le 5 octobre 1818 et Marie-Catherine-Henriette, née à Chokier, le 8 avril 1820.

Après l'exhumation, dans les délais prévus par l'acte de vente du Château de Chokier, les restes du Général Loison furent réinhumés, le 10 avril 1867, au Père Lachaise. Il rejoignait ainsi, pour toujours, la 19e division (Ière ligne de la 27e division et 2e ligne de la 29e) itinéraire à suivre pour retrouver l'endroit où il repose.

Ces divisions remplaceraient à jamais, les nombreuses divisions militaires que le Général eut l'honneur de commander pendant sa courte existence.



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